
Des soignants agressés dans une clinique de la banlieue de Lyon

Des soignants d'une clinique de Villeurbanne, en banlieue lyonnaise, ont été agressés par la mère et le fils d'un patient qui seront jugés lundi en comparution immédiate, a-t-on appris samedi auprès de la préfecture du Rhône et du parquet.
Les faits se sont produits jeudi soir peu avant 21H00 aux urgences de la clinique Médipôle de Villeurbanne, lorsque les membres de la famille d'un patient s'en sont pris à des soignants, a indiqué la préfecture, confirmant une information de BFMTV Lyon.
Les agresseurs reprochaient aux soignants le temps d'attente pour la prise en charge de leur proche. Des membres du personnel ont reçu des insultes, des menaces et des coups, selon une source proche du dossier.
Au moins trois soignants ont été blessés.
Une patrouille de police présente sur les lieux est intervenue pour maîtriser les agresseurs et deux personnes ont été placées en garde à vue.
Il s'agit de la mère et du fils du patient, qui doivent être déférés samedi après-midi en vue d’une audience de comparution immédiate qui aura lieu lundi, a précisé le parquet de Lyon.
"Non satisfaits des soins apportés à leur proche", ils s'en "sont pris à 3 professionnels de santé et 3 policiers", a-t-il ajouté.
La mère est poursuivie des chefs de "violences sur professionnel de santé avec ITT inférieure ou égale à 8 jours, outrage à personne chargée de mission de service public, menaces de mort à l’encontre d’un professionnel de santé".
Le fils sera quant à lui jugé pour "outrage à personne dépositaire de l’autorité publique, rébellion, outrage à personne chargée de mission de service public et menaces de mort à l’encontre d’un professionnel de santé".
Ils encourent tous deux cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende.
Cinq plaintes ont été déposées, trois par les soignants, deux par les policiers, a précisé la préfecture.
Sur le réseau social X, la préfète Fabienne Buccio a exprimé son "soutien total aux soignants victimes" et remercié "les policiers pour leur intervention rapide qui a permis l'interpellation de 2 personnes".
La police a renforcé ses patrouilles auprès de l'établissement en plus des agents de sécurité privée supplémentaires mobilisés, précise-t-elle.
Le directeur de l'ARS (Agence régionale de santé) se déplacera aujourd’hui auprès des soignants pour leur apporter le soutien de l'Etat, selon la préfète.
L.M. Cardoso--JDB